E - LE POUVOIR A LA LIBÉRATION, ENJEU POLITIQUE

 

Il est vrai que “ les responsables de tous les mouvements firent passer la Libération du territoire avant leurs intérêts partisans ”1. Il est vrai que la formidable vague de ferveur patriotique et d'allégresse qui accompagnera la Libération relativisera les affrontements antérieurs et même, momentanément, ceux qu'elle ne suffira pas à faire disparaître. Mais déchirements il y a eu et l'on ne peut les sous-estimer. Les attitudes politiques de l'après-Libération, voire même la difficulté d'entretenir la mémoire de la Résistance seraient peu compréhensibles si on les oubliait. De plus, en traduisant des rapports de force en pleine évolution, ils conditionnent la répartition du pouvoir dans cette phase cruciale. On ne sait quand la Libération surviendra, mais on est sûr qu'elle ne peut plus guère tarder.

C'est le moment de tous les soupçons et de toutes les accusations. Que vont faire les Alliés ? Quel rôle jouent les envoyés de la Résistance extérieure et les officiers de l'armée “ bourgeoise ” ? Et surtout que projettent les communistes sur qui se focalisent les craintes alors qu'ils accentuent leur pression ? Communistes et socialistes s'opposent plus nettement que jamais partout où le pouvoir local est en question.

1 - Dans la perspective de la prise de pouvoir

Durant cette période, le CDL reste coupé en deux. Il ne semble pas qu'il y ait eu de réunions plénières. Il n'est pas sûr, non plus, que les commissions aient commencé ou repris leur travail. Mais les contacts sont au moins maintenus par l'intermédiaire du délégué du FN, Rigon. Il assure une liaison continue entre la minorité communiste et la majorité MLN. Les deux fractions rivalisent par les propositions qui passent par ce canal, mais, plus encore, par tracts et par articles. À chacune de leurs poussées offensives, les communistes diffusent des tracts signés Comité Varois de la Libération Nationale pour répandre leurs mots d'ordre. Avec des moyens de propagande plus réduits (mais des réseaux de relations influents), le MLN tente de répondre et de calmer les ardeurs insurrectionnelles qui l'inquiètent.

Alors que le PCF appelle à manifester le 18 juin 1944, le CDL, au même moment, fait diffuser dans Toulon le tract commun difficilement élaboré en avril et qui, à côté de l'annonce de la création du CDL, invite la population à ne répondre aux appels à l'insurrection que s'ils sont lancés par le Comité tout entier2. À Draguignan, le MLN reprend les mêmes thèmes sous la signature du Comité dracénois de la Libération  :

“ Méfiez vous de l'excès même de votre enthousiasme et de votre patriotisme.
Prenez garde aux agents provocateurs. Ne vous livrez pas à une ACTION PREMATUREE.

UN GRAND EFFORT DE DISCIPLINE ET D'UNION EST NECESSAIRE.

Le moment venu, le GOUVERNEMENT PROVISOIRE donnera des ordres et le COMITE LOCAL les fera appliquer.

COURAGE, PATIENCE, L'HEURE DE LA VICTOIRE APPROCHE. ” 3

Dans le contexte local, cette position est prise pour contrer les communistes. Elle est dans la ligne de “ l'action immédiate disciplinée ” proposée en mars. Dans son dernier numéro, celui du 30 juin (n° 6), Provence Libre, le journal régional du MLN, lance un appel à l'unité qui “ était celle du combat et doit devenir celle de la Victoire ”.

La polémique se durcit en juillet. Ce n'est pas sans rapport avec l'offensive générale lancée par le Parti communiste. Sans doute vers la fin de ce mois de juillet, un délégué national est envoyé dans le Var pour essayer d'arbitrer le conflit qui scinde le CDL et qui bloque toujours la création du “ noyau actif ”. Ce délégué, un Lyonnais qui a pour pseudonyme Domino (non identifié), appartient au MLN et vient aussi enquêter sur l'attitude d'Arnal en tant que responsable régional du SR des MLN4. S'il condamne les violentes attaques que les communistes ont portées contre les socialistes, il paraît avoir appuyé leur formule de “ noyau actif ” à cinq. Mais son arbitrage n'a pas de suite. Les événements de la mi-août interviennent sans que l'on ait pu juger de la bonne volonté des uns et des autres pour l'appliquer. C'est la raison pour laquelle le droit de réponse qu'il a accordé aux socialistes ne connaît aucune concrétisation.

La paralysie du comité plénier du CDL n'empêche donc pas les discussions de continuer au moins indirectement. Il faut mettre en place les municipalités, mais l'on achoppe toujours sur le cas seynois. Rouge-Midi de juillet, diffusé avant le 14, contient un article virulent – “ Aux patriotes seynois ” - où l'on explique que, si le Comité local de la Libération n'est pas encore créé, la responsabilité en incombe au Parti socialiste, parce qu'il veut imposer un individu qui, depuis quatre ans, fait de la propagande en faveur de Vichy et de Berlin et qui veut échapper à la justice en se ralliant tardivement à la Résistance :

“ Notre parti se refuse à siéger à côté d'un sous-verge d'Henriot et Goebbels qui s'est vautré dans la collaboration ”.

Comme on le voit, l'attaque n'est pas mesurée, d'autant que la cible est évidente pour tous ceux qui connaissent les affaires seynoises. Elle ne fait aucun doute pour la police5. La dénonciation vise Albert Lamarque, l'ancien premier adjoint et conseiller général SFIO, l'un des leaders socialistes, que des années de contentieux opposent aux communistes. Ancien syndicaliste de l'arsenal, anticommuniste notoire, il a soutenu la répression en 1939 et fait campagne pour les “ Amis de Syndicats ”. Ce sont des choses que les communistes ne pardonnent pas. Il est resté le rédacteur toulonnais du Petit Provençal, d'où les accusations portées contre lui. Dans le même numéro de Rouge-Midi, un autre article – “ Sur le forum ” - s'en prend à “ la 5e colonne ” du CDL, c'est-à-dire au représentant du Parti socialiste (Henri Michel) que l'on accuse d'être le seul à s'opposer aux manifestations pour le pain proposées par les communistes. Ce sont ces articles que les socialistes soumettront à l'appréciation de Domino.
Il y a d'autres situations conflictuelles. À Draguignan, l'affrontement n'est pas moins virulent. Le MLN dominant s'est décidé à créer un Comité local de la Libération. Sa constitution est annoncée le 22 juin par le tract recommandant la prudence que nous avons déjà cité. Y sont représentés le MLN, le FN, le Parti socialiste et la CGT confédérée, tandis que le Parti communiste “ a été invité à donner son adhésion ”6. Le PCF répond directement un mois plus tard par un tract signé Les organisations agissantes du Comité Local de la Libération : FRONT NATIONAL - PARTI COMMUNISTE - CGT illégale où l'on précise en post-scriptum :
“ Nous mettons en garde la population contre un tract qui a circulé dernièrement au nom d'un soi-disant Comité de la Libération qui prêchait le calme et qui n'a rien de commun avec le Comité ci-dessus. Ce tract ne peut qu'émaner d'éléments “ douteux ” qui se sont infiltrés dans la Résistance pour freiner toute action. ” 7

Auparavant, le journal de la section locale du PCF, La Lutte Patriotique, avait attaqué encore plus violemment les socialistes du MLN dans un texte dont l'outrance rend bien compte de la tension qui peut exister alors, des soupçons et des griefs que l'on peut nourrir :

“ Mais tandis que les Communistes appellent ainsi à l'Union pour l'action, on voit se dessiner des manœuvres qui ne sont pas autre chose que des tentatives de sabotage et, par conséquent, une trahison.

Des politiciens sans scrupules, qui se sont introduits dans la Résistance comme des rats dans un fromage, sont effrayés par les progrès immenses du Communisme et ils s'efforcent d'enrayer ces progrès, par une propagande ignoble, basée sur le mensonge et la calomnie. C'est ainsi qu'on dit à ceux qui veulent se battre “ attendez, ne faites pas d'actions prématurées ”, aux catholiques et aux socialistes, on murmure :  “ ils noyautent vos organisations ”.  Il faut dénoncer les auteurs de ces procédés.

Parmi eux, trois catégories :

Des socialistes qui, bien qu'ils feignent le plus grand mépris pour les Paul FAURE, Paul RIVES, ZORETTI et Cie, ne sont pas dégagés de l'emprise de ces renégats.

Des syndicalistes qui, se disant fidèles à la vieille CGT n'en continuent pas moins la vile besogne des BELIN, DUMOULIN, ROY et consorts.

Enfin, les profiteurs du marché noir qui savent bien que seul un Parti Communiste puissant leur fera rendre gorge.

Ainsi donc, dans une même haine du Communisme, trafiquants marrons, Résistants à l'eau de rose, socialistes n'en ayant que le nom, syndicalistes arrivistes, apportent un ultime secours à l'hitlérisme agonisant, s'assimilant ainsi à la 5ème colonne...

Et il demeure bien entendu que tous les traîtres seront jugés. ” 8

Cette violence de ton ne peut être sortie du contexte dans lequel elle se place. Ce contexte est politique. C'est, bien entendu, celui de la lutte pour le pouvoir entre les deux composantes principales de la Résistance, et celui d'une pression accrue des communistes pour traduire dans les institutions résistantes le rapport de force qu'ils établissent sur le terrain. Mais on ne peut oublier que la répression contre le maquis donne au débat sur l'action immédiate une tragique acuité et que, d'autre part, les communistes craignent un retournement d'alliance et la création d'un front anticommuniste avec des éléments jusque-là fidèles à Vichy. Le rapport que fait parvenir un responsable FTP (l'officier de liaison auprès des FFI ?) à sa direction, le 31 juillet, éclaire cette crainte :

“ J'ai appris par un inspecteur de la Sûreté de NIMES qu'ils avaient des ordres pour ne pas traquer les membres de la Résistance mais uniquement les communistes.

L'A.S. à direction PSF, PPF et socialiste poursuit donc comme Vichy la lutte anticommuniste en attendant de s'allier avec la Milice si ce n'est déjà fait. ” 9

Cet informateur a eu connaissance des contacts de la Milice et de l' “ A.S. ”  à Toulon, de là une conclusion hâtive - puisqu'il avoue ignorer “ encore pour l'instant les conclusions de cette entrevue ” - mais qui colle si bien avec la vision manichéenne courante chez les communistes (mais pas uniquement). Ce type d'affaire les renforce dans le sentiment d'être vraiment les résistants les plus “ purs ”.

Cependant, si la question du pouvoir commence à se poser au niveau communal, c'est, hors de quelques cas litigieux où le contentieux d'avant-guerre est lourd, de façon informelle et sans difficultés particulières. Dans les petites communes, on se préoccupe de la relève politique, mais sans qu'il y ait tentative systématique de créer des CLL, avec le dosage politique qu'ils supposent. Il ne semble pas que l'on ait eu connaissance des circulaires du CNR sur les CLL ou de l'ordonnance du 21 avril 1944 à ce niveau, bien que le secrétariat du MLN les ait reçues. Même s'il y a rivalité entre communistes et socialistes, l'ignorance fréquente des conflits internes qui sévissent à d'autres niveaux, le sentiment unitaire dominant, l'existence d'un groupe unique de Résistance rendent la situation plus simple. Les maires éliminés dans les premiers temps de Vichy et la Résistance locale, souvent peu organisée, arrivent à s'entendre sur la composition de la municipalité future. Les conflits ne viendront souvent qu'après la Libération, lorsque les positions politiques et les clans se seront cristallisés.

2 - La gauche désunie

Marqués par leur culture, par leur héritage idéologique, les cadres communistes voient dans tout “ social-démocrate ” un agent de l'ennemi de classe, à moins qu'il ne se rallie à leurs positions. De ce point de vue, ils suivent avec attention les conflits internes que connaissent leurs partenaires résistants du MLN et essayent d'en profiter pour enfoncer quelques coins. Le responsable FTP, auteur du rapport cité plus haut, en fournit l'illustration puisque,

“ pour rester au courant de leur action, (il) cherche tous les gens ayant à se plaindre des chefs de l'A.S. afin de leur faire établir des rapports que je me propose de transmettre aux Chefs avec qui (il est)entré en contact pour essayer de les dissocier ou tout au moins de rester au courant de leurs agissements ”.

Dans le même document, il rend compte de sa tentative auprès d'un responsable socialiste de l' “ A.S. ”, considéré comme accessible aux arguments communistes :

À la question de savoir

“ si les socialistes tolèreraient longtemps encore qu'on leur impose des chefs ex PSF ou PPF, la réponse a été simple :  “ dans les rangs de la Résistance, on doit accepter les gens de toutes opinions pourvu qu'ils luttent contre les boches ”. Alors pourquoi les FTP sont-ils tenus à l'écart ? Hurlements ! ... “ Les FTP ne luttent que pour leur parti et non pour la France, c'est pourquoi les FFI ont fait appel aux gendarmes qu'ils ont enrôlés dans la Résistance pour pouvoir lutter contre l'emprise des FTP ”. ” 10
On ne peut garantir la véracité des propos, mais l'état d'esprit de ce dialogue rend bien compte de celui qui prévaut de part et d'autre. On ne fait pas dans la nuance. Dans le contexte de la Libération et de la prise de pouvoir, l'hostilité permanente entre les deux partis franchit un cran supplémentaire. Elle ravive le souvenir des luttes d'avant-guerre et du règlement de compte de 1939. À la “ trahison ” du pacte germano-soviétique que les socialistes ne sont pas prêts d'oublier, les communistes répondent sans complexe, lavés de l'accusation à leurs yeux par l'action clandestine exemplaire de leurs militants, par l'ardeur combattante des FTP et par les succès de l'Armée rouge. L'on sait que les relations nationales des deux partis sont marquées par le sceau des mêmes arrière-pensées11. Dans la région, le contentieux est lourd. La Résistance ne l'a pas effacé. Bien au contraire, elle lui ajoute des épisodes supplémentaires. Ce clivage politique qui n'est pas le seul, mais qui est le principal, conditionne une partie des attitudes adoptées à la Libération et encore longtemps après...
 Dans le roman inspiré par son expérience toulonnaise qu’il a publié en 1971, Jean Cazalbou, devenu communiste à la Libération, n'évoque-t-il pas une rencontre entre le délégué socialiste au CDL, Pascal (Henri Michel), le narrateur et un transparent Monsieur X qui se réjouit devant lui, dont il ignore les convictions, d'avoir “ roulé ”, non pas les “ Boches ”, mais “ les cocos ” ?12
La rencontre qui se serait déroulé à la veille de la Libération est imaginaire. Elle n'est pas invraisemblable. Chez les socialistes, la tendance est aussi à un raidissement supplémentaire et Gaston Defferre en est l'un des artisans. Il est exact qu'il est venu soutenir ses camarades varois et qu'il s'est "accroché" violemment avec un délégué communiste. C'est à ce moment-là que les socialistes varois se décident à suivre la voie qu'il préconise, en tentant de constituer une force militaire autonome, les Milices socialistes. Cette force doit s'appuyer sur le réseau Brutus et sur le Parti clandestin. Elle doit bénéficier de l'aide du SOE dont on peut remarquer par là l'intervention dans les querelles internes de la Résistance. Defferre envoie à ses camarades varois un officier anglais qui leur promet cinq parachutages d'armes13. Michel et Sandro s'activent pour donner corps au projet. L'un parcourt les villages pour créer des Milices socialistes et l'autre cherche un terrain de parachutage. Le 10 août, les coordonnées de celui qu'il a trouvé près de Rocbaron sont transmises à Marseille. Mais la tentative est trop tardive pour pouvoir aboutir.

Ce changement d'attitude est révélateur non seulement de l'état de dégradation de la construction unitaire que la Résistance a voulu édifier et des difficultés particulières de l'ensemble MLN-CFL, mais aussi de la division des socialistes. Ceux que la Résistance a révélés, comme Arnal, sont prêts à des concessions et restent plus unitaires que les fidèles du Parti. Mais le retard avec lequel ceux-ci ont réagi est significatif de la faiblesse des forces militantes sur lesquelles ils peuvent s'appuyer. Il s'agit moins d'un problème de nombre de militants que, encore une fois, de celui de la pratique qu'ils ont. Celle des socialistes reste jusqu'au bout inadaptée à la vie clandestine, répugnant à suivre le chemin pris par les communistes dont l'activisme, s'il attire, notamment dans la jeunesse, sert aussi de repoussoir pour cette partie importante de la population qui l'assimile à un “ désordre ” inutile et dangereux. Cette population n'est pas formée seulement de “ réactionnaires ”, mais bien davantage de ces électeurs républicains qui forment la base de l'électorat socialiste.

 

1. J.-P. AZÉMA, op. cit., p. 318.

2. Tract “ Appel à la population varoise ”, Toulon, nuit du 17 au 18 juin 1944.

3. Tract “ Dracénois ”, diffusé le 22 juin 1944.

4. Le rapport de ce délégué sur ce point est joint au tém. F. Arnal déjà cité. Sur Domino, mention aussi dans H. Michel, tém. cit.

5. ADV, cabinet 589, Rens. gén., 9 juillet 1944.

6. Tract “ Dracénois ”. Au sein de comité, le FN est peut-être représenté par des radicaux, ex-membres de Combat, comme l'ancien ministre Peytral, mais, certainement, à l'insu du PCF.

7. Tract “ A bas les réquisitions. En masse, rejoignez le maquis ”, Draguignan, 25 juillet 1944.

8. N°1, juin 1944, diffusé début juillet, en préparation du 14.

9. Arch. ANACR, rapport anonyme, dactyl., 31 juillet 1944.

10. Arch. ANACR. L'interlocuteur socialiste en question est E. Soldani, l'un des chefs MLN de l'arrondissement de Draguignan, qu'il sait entretenir des relations difficiles avec Amigas. C'est évidemment celui-ci qui est visé par l'attaque, puisque ancien PPF. De plus, Soldani est considéré comme plutôt proche des communistes (“ je note que le nommé VALMY étant entré en contact avec les FTP du Var a été mis à l'index par ses camarades socialistes et n'a recouvré leur confiance qu'après je ne sais quelles explications ”, ce qui doit faire référence à l'aide que Soldani, responsable du Service maquis de l'arrondissement, a donnée aux maquisards du camp Faïta, plusieurs mois auparavant).

11. Voir Cahiers de L'O.U.R.S. n°149, mars 1984 et n°158, février 1985 : dans sa lettre au PS du 4 juin 1944, le PCF l'accuse d'entrisme dans les organisations de Résistance et lui reproche son peu d'empressement pour l'action immédiate. Le PS répond, le 22 juin, en lui renvoyant une accusation de débauchage de ses militants.

12. J. CAZALBOU, op. cit., p. 250-251.

13. H. Michel et C. Sandro, tém. cit. Cette réunion a lieu dans le bureau de Lamarque. L'officier anglais pourrait être le major Boiteux, chef de la mission Gardener. L'attitude du SOE dans cette affaire est à mettre en liaison avec celle de ses représentants dans les Alpes.